le peuple saami

20:30, 16/08/2012 .. 0 commentaires .. Lien

La nuit n’a pas duré bien longtemps, vers 4h du matin le soleil était déjà bien levé. Nous attendrons le milieu de la matinée pour faire de même. Elise n’est pas de très bonne humeur ce matin et râle pour un rien. Aujourd’hui nous devons visiter le grand musée Sámi d’Inari, à quelques kilomètres de là, afin d’en apprendre un peu plus sur ce peuple nomade ! Pour l’heure on déjeune dans le T3 vu que les moustiques ne sont pas allés se coucher … ils nous guettent et attendent qu’on sorte pour nous manger tous crus, sales bêtes !

Nous ne faisons qu'une trentaine de kilomètres avant d'arriver au parking du musée. Allez un petit cours sur le peuple Sámi (ou Saami), inspiré de la brochure (en français) donnée à l'entrée :

Les Sámi sont le seul peuple indigène de l’Union Européenne. C’est un peuple autochtone  qui vit principalement dans les régions nordiques de Suède, Norvège, Finlande et Russie (péninsule de Kola). Plus de 10 000 Sámi vivent en Finlande. Tous pays confondus, leur nombre est estimé à 75 000, la plupart implantés en Norvège. Ils ont leur propre langue, enseignée à l’école et reconnue par l’état ainsi que leur propre parlement, fondé en 2000.

Les Sámi étaient essentiellement un peuple de chasseurs et de pêcheurs. Ils vivaient de ce que la nature leur donnait à exploiter chaque année et en toute saison. La chasse au cerf et aux animaux à fourrure et la pêche étaient des activités lucratives dont les marchandises s’échangeaient jusque sur les marchés d’Europe centrale. Il est probable qu’ils pratiquent la renniculture à petite échelle depuis des millénaires. De nos jours, leurs activités traditionnelles restent la renniculture, la pêche, la chasse, l’agriculture de petite envergure, la collecte de ressources naturelles et l’artisanat. Ces activités ancestrales sont pratiquées parallèlement aux métiers du tourisme et des services.

Bon, fin de cette parenthèse quelque peu scolaire.

La visite commence par une projection d’un petit film sur les aurore boréales, visibles pendant l’hiver seulement (donc pour répondre à tous ceux qui nous posent la question, nous n’en avons pas vu lors de ce voyage), sur fond de musique traditionnelle Sámi. Bon, ce n’est pas vraiment un film mais plutôt un diaporama vu que ce ne sont que des photos qui parfois se répètent. Heureusement pour nous, cela ne dure pas trop longtemps !

Au moment de monter à l’étage où se trouvent les salles d’exposition, Fred se rend compte qu’il a oublié la carte SD de l’appareil photo dans le PC. Il retourne donc au T3. Pendant ce temps-là, je continue la visite avec Elise. Mais à peine entrée dans la première salle, elle échappe à ma vigilance et disparait. Quand Fred revient je commence à paniquer, Elise est introuvable. Le bâtiment est grand et les salles sont dans une semi-pénombre. On la retrouve au bout de quelques minutes au fond d’une grande salle en train de faire la conversation à un oiseau empaillé dans une vitrine, ouf !

Le musée est vraiment intéressant et expose de façon ordonnée et ludique un grand nombre d’objets accompagnés d’explications en plusieurs langues (mais pas le français, désolé). Nous y apprenons beaucoup de choses sur les us et coutumes de ce peuple, comme par exemple le mode de marquage des rennes de chaque famille, les parties de l’animal utilisées pour les vêtements (saviez-vous que les bottes sont faites avec le visage de l’animal ?) …

    

a droite : exemple de découpe des oreilles pour reconnaitre les bête.

Chaque famille a une découpe bien spécifique.

    

Eh oui, c'est bien le visage de l'animal qui sert à faire les pieds.

Nous quittons les salles d’expositions et passons à la partie extérieure de la visite : un village reconstitué. Ici point de yourtes ni tentes, mais de jolies cabanes en bois, comme dans la petite maison dans la prairie. Chaque bâtisse a sa fonction et pour ne pas oublier que nous sommes en Finlande il y a même une cabane-sauna !

Nous entrons dans le village reconstitué.

    

Si certaines constructions sont relativement simples ...

... D'autres sont plus récentes et plus "modernes"

    

    

    

    

On trouve même un sauna !

    

Les garde-manger étaient en hauteur.

    

Un ingénieux système pour couper les troncs en longueur.

    

Et notre Cékoidonc introuvé : une structure pour mettre le fourrage en hauteur !

On prend la direction des bois pour aller voir les pièges à animaux.

 

Et suivant le petit parcours dans les bois, on découvre des pièges pour animaux, simples dans leur conception mais efficaces vu qu’Elise a failli se coincer la main dans l’un d’entre eux (piège à renards).

    

Efficaces ces pièges : Elise s'est coincée la main dans le petit de gauche !

 

Le hangar à bateau nous montre l’évolution des embarcations. Pour certaines on ne se risquerait pas à aller sur l’eau avec, surtout Fred qui trouve ça bien petit pour flotter !

    

 

La visite se termine bien entendu par la boutique où nous faisons quelques emplettes après avoir essayé des chapeaux rigolos.

    

    

Alors Elise, c'était chouette le musée ? "Bof"

 

Avant de quitter Inari, nous faisons quelques courses pour notre repas de mid… 15h ! Fred trouve des tartes caréliennes, appelées généralement « pirogue » de par leur forme ainsi que des cuisses de poulet grillé (et mariné bien sûr). Enfin un repas de midi sans saucisse au menu ! C’est un délice, un véritable festin ! Les piroghis sont une découverte pour nous. On n’en a pas pris beaucoup car c’était juste pour gouter avant d’en manger des tout frais sortis du four comme nous le prévoyons dans quelques jours.

Tandis que nous roulons, le paysage finlandais qui défile ne change pas beaucoup. C’est étonnamment plat et on ne voit que forets à perte de vue, entrecoupées de lacs. Nous aurions aimé rejoindre Rovaniemi ce soir, mais la visite du musée a pris beaucoup de temps alors c’est à Sodankylä que nous trouvons un camping. La jeune finlandaise qui tient l’accueil est très belle, très blonde avec des yeux très clairs... une Barbie en vrai comme dit Fred (mais Barbie bûcheron quand même), à une différence près, c’est que sa jumelle en plastique sourit, elle ! On nous en reparlera de l’accueil chaleureux des scandinaves, tiens ! Même quand Fred lui a sorti un formidable « excuse-me but the flèche is in the autre-sens ! », Barbie « je-ne-sais-pas-me-servir-d’un-lecteur-de-carte-bleue » tentait de passer notre carte au lecteur pour la quatrième fois, ben rien, pas un sourire, pas un pouffement, même pas un sourcil qui bouge … bon tant pis.

Allez, ce n’est pas grave, demain on va voir le Père-Noël !

 


Publié à 20:30, le 16/08/2012, Sodankyla
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Cékoidonc - dernier épisode.

22:30, 15/08/2012 .. 2 commentaires .. Lien

 

Bien que celà fasse bientôt deux mois que nous sommes rentrés, il reste encore des choses à raconter ! Alors en attendant le prochain article qui parlera du peuple Saami, voici le dernier Cékoidonc de ce voyage !

 

Quelle est la fonction de cette structure vue dans un musée Saami ?

Et comme on est sympa on vous met deux photos !

 

La réponse sera dans le prochain article si personne ne trouve ...


Publié à 22:30, le 15/08/2012,
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Un départ très difficile !

20:30, 15/08/2012 .. 4 commentaires .. Lien

 

 

Le réveil est un peu triste ce matin à Mehamn, d’ailleurs le ciel est tout gris lui aussi. C’est le jour du départ, nous devons faire route vers le sud désormais …

Nous descendons au bureau du Tourist Info pour dire au-revoir à Ruan et Tina (nous ferons un article complet sur eux bientôt). On discute un peu, on regarde un peu la boutique, Elise joue un moment avec les gens qui sont là, … on fait durer, c’est un moment très difficile pour nous.

Red Tree

Le Red Tree à Mehamn. Adresse incontournable !

   

Ruan et Tina (à gauche), nos hôtes.

    

    

 

Tout doucement, nous prenons la route vers le sud en direction de la Finlande. On profite de nos derniers instants dans ce merveilleux Finnmark et tout en roulant au ralenti (pourtant ça ne monte pas), on ouvre grand nos yeux pour mieux graver ces paysages magiques dans nos mémoires, non sans émotion. Du regard nous nous faisons la promesse de revenir, nous sommes tombés amoureux de ces contrées nordiques.

Malgré un ciel assez couvert, on ne se lasse pas de ces paysages ...
(Encore une fois, les photos ne retranscrivent pas le dixième de la beauté des lieux !)

    

... Mais quand même, par beau temps celà doit être un peu mieux !

Après quelques kilomètres on commence à descendre en dessous du nuage et le panorama commence à changer avec l’apparition des premiers arbres dans les replis du relief, les maisons plus nombreuses, les premières fermes avec de la vraie herbe, et du coup des tondeuses … Bref, la civilisation reprend un peu ses droits, sur la nature sauvage et le climat polaire. Nous trouverons aussi la station essence qui remporte le record du prix au litre de gasoil avec 14,99Kr/L, soit environ 2,05€ (Arrg !). Bon on ne met qu’un petit complément de 20 litres pour arriver en Finlande où les prix devraient être moins chers.

   

Un de nos derniers rennes.

 

Avec grands regrets, nous quittons la Norvège et son merveilleux Finnmark, et nous franchissons la frontière finlandaise. Les prix sont en euros, ça fait tout bizarre !

   

Au fur et à mesure qu’on roule il fait nettement plus chaud. Le soleil chauffe pour de vrai : c’est le sud (ben quoi, ne riez pas) ! On roule un peu les lacs succèdent aux forêts, les forêts succèdent aux lacs, et le paysage devient incroyablement plat ! On est dans un monde radicalement différent de ce qu’on a quitté.

   

Le paysage devient incroyablement plat !

On se pose dans un camping, idéalement situé entre … une rivière et un marécage. Le soleil commence à sérieusement descendre, ah ça va être joli près de la rivière ! Oui mais … à peine avons-nous ouvert la porte du T3 qu’une nuée de moustiques nous attaque ! Et croyez-le ou pas, à côté de ça, les moustiques danois, suédois et norvégiens sont des enfants de chœur. Ceux-là sont coriaces, énormes et assoiffés ! Fred court acheter tous les répulsifs locaux possibles à l’accueil du camping et après s’en être aspergés copieusement, on range en vitesse, et on s’enferme dans le T3 !

Un marécage ... un crocodile ... des moustiques ... Bienvenue en Finlande !

   

 

 

... Hein ? …

 

... Mais … Que se passe-t-il ? ... C’est quoi tout ce noir dehors ?! … Et oui, notre première nuit quasi-noire ! Certes, l’obscurité ne dure que quelques heures, mais il fait vraiment noir et ça on ne l’a pas eu depuis un bout de temps. On s’était habitués à la lueur qui filtrait au bord des rideaux du T3. Il va falloir réapprendre à ne plus avoir peur du noir ! ;-)


Publié à 20:30, le 15/08/2012, Kaamanen
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Gamvik la magnifique !

20:30, 14/08/2012 .. 3 commentaires .. Lien

 

Et si le Cap Nord n'était pas le point le plus septentrional d'Europe ?

En fait c'est une évidence car nous vous avons déjà montré que le Knivskjellodden était déjà plus au nord de 1,5 km. Mais si on regarde bien les cartes, là où ils sont situés ... c'est une île (vu qu'on y accède par un long tunnel sous la mer). Et si on compte les îles, le point le plus au nord serait le Rossøya (signifiant littéralement "île de Ross" en norvégien), une petite île de Norvège faisant partie de l'archipel de Svalbard, situé dans l'Océan Arctique à 80° 49′ 30″ de la latitude Nord.

Alors quel est le point continental le plus septentrional ? Il s'agit en fait du Kinnarodden (dit Cap Nordkinn), situé tout au nord de la péninsule de Nordkyn, à environ 20 kilomètres de Mehamn, là où nous sommes justement !

Bon alors par contre on ne fera pas la randonnée qui demande deux jours de marche aller-retour, mais on va s’en approcher en faisant un petit tour dans le coin et en allant dans le village le plus septentrional de l'Europe continentale : Gamvik.

Ce n'est pas bien loin, nous n'avons qu'une vingtaine de kilomètres à faire pour y parvenir mais le paysage est si beau que nous ne pouvons nous empêcher de nous arrêter pour prendre quelques photos ou de rouler au ralenti. Déjà qu'on n'allait pas bien vite… Inutile de vous dire qu'il n'y a pas un seul arbre à l'horizon, mais des collines de roche chaotique dans les creux desquelles viennent se nicher quelques lacs ou même la mer. Des petites maisons en bois çà et là qui nous font dire qu'il y a des gens bien courageux pour venir se perdre dans ces grands espaces nordiques avec les rennes pour compagnons ... mais c'est tellement beau !

On rencontre toujours quelques rennes, c'est un bonheur !

Celui-là a des bois immenses !

    

Gamvik est un rêve depuis bien longtemps, on avait envie de découvrir un lieu moins touristique que l'usine Cap Nord. Ce petit village de pêcheurs représente pour nous le bout du monde, la fin de l' "ascension", un bonheur silencieux. Je dis silencieux parce que quand on s'arrête on n'a pas grand-chose à dire devant la beauté du paysage qui nous entoure. C'est un moment de communion avec ce Finnmark tant désiré. Et comme on sent malheureusement qu'à partir de maintenant on va redescendre vers le sud, on savoure religieusement ce moment, on ouvre nos yeux pétillants d'une certaine émotion et on écoute le bruit à peine perceptible du vent sur la lande. Nous pourrions rester des heures comme ça ...

Mais Elise a envie d'un peu plus d'animation. Alors nous allons visiter le phare de Slettness, vous l'aurez deviné, le phare le plus septentrional d'Europe continentale. Nous sommes tous seuls avec le guide, car c’est très étroit, surtout sur la fin. Les escaliers sont raides. Alors le guide nous propose de porter Elise sur quelques étages. Il nous raconte l’histoire de ce phare, qui est une exception parmi tous les phares de Norvège. Il avait servi aux allemands pendant l’occupation et avait été détruit, comme tous les autres, au moment de la retraite allemande. Par la suite il a été reconstruit, avec la technique d’origine, c’est-à-dire avec de gros tubes de métal de plus en plus étroits, boulonnés les uns au-dessus des autres. A la différence de tous les autres phares norvégiens, détruits eux aussi dans les mêmes conditions, qui ont été reconstruits en béton. Il restait les trois tubes du bas encore debout, le reste a été rajouté par-dessus. De l’extérieur aucune différence visible. C’est à l’intérieur qu’on peut voir la frontière entre les anciens et les nouveaux étages. Alors qu’en bas, les escaliers métalliques sont ajourés de petites décorations et la rambarde possède beaucoup de barreaux, plus haut, l’escalier a été refait à l’économie : plus aucune déco et une rambarde plus fine avec des barreaux très espacés... Eh oui, c’est difficile à imaginer aujourd’hui, mais au moment de la restauration du phare, la Norvège faisait partie des pays les plus "pauvres" d’Europe ! C’était bien avant la découverte, à la fin des années 60, de ces chères, si chères réserves de pétrole et de gaz qui ont propulsé le pays parmi les plus riches du monde…

   

   

   

   

Cette visite est passionnante, le panorama depuis là-haut coupe le souffle. On respire mieux dans un endroit comme celui-là, loin des circuits touristiques. On discute avec le guide, on peut poser toutes les questions qu’on veut… Par la suite nous décidons de prendre un peu de bon temps au café du site. C’est étrange, on a l’impression de changer d’époque. Nous sommes dans un petit salon de thé aux meubles kitch. Ça sent les gaufres, on ne peut pas y résister ! On discute un peu aussi avec le gérant du café, et il nous donne une info intéressante : rappelez-vous des ailerons qu’on avait vus passer dans un fjord en entendant un bruit de souffle… On s’était demandé si ce n’étaient pas des dauphins… Eh bien, il s’agit en fait de marsouins, de petits cousins des baleines…

Après cette pause gourmande, nous trainons autour du phare, on se balade, on profite, on n’a pas envie de partir. On pousse un peu plus loin la balade en bord de plage pour quelques photos et souvenirs de plus…

il faut malheureusement se décider à rejoindre Mehamn. Nous recroisons quelques rennes et faisons nos dernières photos du Finnmark, le coeur serré. Nous retournons au Red Tree, la guest house de Tina et Ruan.


Publié à 20:30, le 14/08/2012, Gamvik
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Jour de repos & Un bateau pour Mehamn

20:30, 13/08/2012 .. 9 commentaires .. Lien

Le réveil au lendemain de notre randonnée est aussi tardif que courbaturé… :-D En ouvrant la porte du T3 nous prenons conscience de la chance que nous avons eue : le temps est … polaire. Brouillard, crachin et vent glacial : on a atteint la pointe nord au bon moment. A un jour près c'était la déception car déjà hier soir le ciel était trop couvert pour qu'on puisse voir le coucher de soleil au Cap Nord, donc tous ceux qui y sont allés ont payé pour ne voir qu'un globe de métal et du gris autour. Et aujourd'hui, on a une pensée pour le courageux (ou inconscients ?) qui vont faire la randonnée de la pointe du couteau ... dans le brouillard ... au risque de se perdre et pour ne rien voir finalement. Oui, il faut le dire, on a eu beaucoup de chance sur ce coup là !

Notre voyage devrait se poursuivre vers Mehamn et Gamvik, situés sur une péninsule plus à l’Est. Par la route, il faudrait contourner le fjord et parcourir environ 400 kilomètres, alors, pour gagner un peu de temps et économiser le T3, nous décidons de faire la traversée du fjord en bateau. C’est l’Express côtier qu’il faut emprunter. Il s’agit d’une ligne régulière de ferry qui longe toute la côte Norvégienne par sauts de puce entre Bergen au sud et Kirkenes au nord. Beaucoup de touristes (riches !) l’utilisent comme bateau de croisière : il y a à chaque étape, plusieurs heures d’escale et des excursions organisées. Plusieurs bateaux naviguent sur cette ligne et ils ont des caractéristiques différentes : nous devons en trouver un qui transporte les véhicules de la hauteur de notre T3. Renseignements pris au camping, le plus simple est de se rendre au port à l’heure où l’Express côtier est à quai et se renseigner directement à bord, alors on plie tout et on file vers le port. A bord du bateau ce jour-là, on apprend qu’il n’est pas possible d’embarquer avec le T3, la hauteur est limitée à 1m90. Par contre, le lendemain, il y aura un bateau plus grand et en démontant les coffres de toit, cela passera. On récupère le numéro du bateau pour réserver et on rentre au camping.

De retour au camping, la dame de l’accueil a la gentillesse de s’occuper de réserver pour nous par téléphone, en norvégien c’est quand même plus pratique. Le jour 36 est donc une journée off, au programme de la fin d’après-midi : mise à jour du blog pour Fred, sieste pour les filles :-p

Alors je sais que vous allez râler mais nous n'avons fait aucune photo ce jour là. De toute façon elles auraient ressemblé à celle de la route des trolls :

Le lendemain matin, réveil et douche. Le temps n'a pas vraiment évolué : on est n'y voit pas très loin et la fine pluie est glaciale. Dans le brouillard on aperçoit un troupeau de rennes qui traverse le camping, c'est le petit moment magique de la sortie de douche !

Allez hop, on se colle au rangement du T3 suivi du vidage et du démontage des coffres de toit, toujours sous un crachin glacée et par force 5 de vent polaire … Un grand moment de notre journée ! Et puis il faut réussir à les mettre quelque part ces coffres ! C'est Fred qui se met en mode "Champion de Tetris" et qui nous cale tout ça en un rien de temps. Il y a même encore de la place !

Tout est rentré, il reste même de la place !

Une fois le T3 plein comme un œuf, direction le port où nous embarquons presque immédiatement, à l’aide d’une sorte de petit (... euh oui ... très petit ! ça va passer ?!...) ascenseur à voitures qui dépose gentiment le van dans la soute du ferry. Là, les choses se gâtent un peu, car un employé fait comprendre à Fred qu'il doit leur laisser les clés pour que les jeunes gens chargés de l'embarquement aillent le garer. Fred n'est pas fan de l'idée et essaie de leur dire qu'il peut le faire lui même, mais comme ce n'est pas possible il doit se contraindre à les laisser faire ... enfin presque : Fred explique le problème de la boite donc la tringlerie n'est pas réglée et reste à côté de la porte pour regarder le jeune employé se planter de vitesse. "Euuh non là c'est la marche arrière ... non, là c'est la troisième ... à nouveau la marche arrière ... doucement c'est fragile !... vous ne voulez vraiment pas que je le fasse ?" … Après moult recommandations, le T3 est garé. Le dernier conseil de Fred porte sur le frein à main qui est un peu "fatigué" et qu'il faut serrer à mort sinon le fourgon peut se faire la malle. Les employés décideront de sangler les roues au sol par prudence ... ou agacement. Après tout ce cirque, Fred arrive enfin à monter les escaliers vers les ponts supérieurs.

Là, c’est ambiance croisière de luxe. On parle à voix basse en buvant du thé, de temps en temps on sort de petites jumelles pour observer les falaises des fjords, et quand on est fatigué par ce long voyage, on se retire à pas feutrés dans sa cabine pour se reposer … ou dans le grand salon panoramique où on regarde la mer en silence. Calme plat et ennui mortel assurés !

Pour mettre un peu d’animation, il nous a suffi de débouler là-dedans avec Elise. Elle a passé pas mal de temps dans l'aire de jeu à faire du tobogan (toute seule !)et jouer dans la piscine de balles, puis elle est allée joyeusement entamer la conversation avec la moitié des passagers, courir entre les fauteuils et se rouler sur la moquette en éclatant de rire… Fatiguée, elle a aussi beaucoup pleuré pendant cette traversée interminable, et sans un endroit à l’écart pour qu’elle puisse dormir un peu, nous nous sommes sentis un peu visés par les soupirs et les coups d’œil agacés de nos voisins de canapés.

On s'offre un petit repas avec un peu de viande ... à un prix totalement indécent ! ;-p

Pendant ces 6h de traversée, Fred tente de rattraper le retard que nous avons sur le blog, mais si la connexion est bonne, le débit est aussi énergique qu'un palourde, alors entre deux tentatives de chargement de photo il sort faire quelques clichés de la mer et de la côte nordique.

Après des heures à batailler avec le débit de réseau du bateau, il ne mettra qu'un seul article en ligne avant de nous rejoindre dans le salon panoramique, seul endroit où il y a des canapés pour qu'Elise puisse s'allonger et dormir.

Nous débarquons à Mehamn vers 20 heures. Nous passons voir un peu à l’improviste Tina et Ruan, un jeune couple dont avions lu les aventures sur le net. Il vient d’Afrique du sud, elle est suisse et ils ont réalisé à pied une traversée de l’Europe du Nord au Sud pendant 2 ans et demi, puis se sont installés à Mehamn en 2010. Ils ont monté l’office de tourisme de ce petit port du bout de l’Europe. Ils ont aussi ouvert une guest house où nous passerons la nuit.

L’endroit est très joli, l’accueil très chaleureux. La déco est sobre et faite de bois flotté, de bois de rennes, bref on se sent vraiment bien, comme dans un cocon. Nous avons demandé à Ruan si il y avait un bon restaurant qui servait du crabe royal, exclusivité de la région, mais il nous explique que ce n'est plus trop la saison. Du coup il nous propose de nous en apporter et revient même quelques minutes plus tard avec un demi crabe royal d’une taille impressionnante, et la marmite nécessaire pour le faire cuire ! C’est donc un dîner de rois qui nous attend : la bestiole a une chair délicieuse, les pattes sont longues et très charnues, un régal ! Il sera très facile de s’endormir dans ces conditions !

Il faut une sacrée gamelle pour contenir ce morceau !

 

 

 


Publié à 20:30, le 13/08/2012, Mehamn
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